DEAUVILLE SELON CHARLES BUKOWSKI"
par Frédéric Beigbeder
culturematchcinéma
Introduction et court extrait
Frédéric Beigbeder ressuscite le sulfureux écrivain pour une conversation posthume autour du Festival du cinéma américain. Attention, les flingues sont de sortie
Le téléphone sonnait depuis au moins une heure en enfer. Ce devait être l'après-midi, mais là où j'étais, le temps n'existait pas. La mort est un seau de vomi abandonné au bord d'une autoroute vide. J'ai fini par répondre, qu'avais-je d'autre à faire ? Pisser, baiser, écrire, tout m'était interdit.
"Bonjour, je m'appelle Frédéric Beigbeder
- Tant pis pour toi, j'ai répondu. Mais merci pour l'info
- Euh...je vous dérange, là ? "
Mon interlocuteur parlait l'anglais avec un accent français.
"T'es sûr que t'es pas Maurice Chevalier ?
- Non, je suis un écrivain français...
- Mon pauvre, ça doit pas être facile. Désolé pour toi. J'enlèverais mon chapeau si j'en portais un.
- Euh, voilà : nous voudrions vous remettre le prix littéraire du Festival de Deauville. Gore Vidal l'a eu, et Norman Mailer, Jim Harrison, William Styron, Edmund White, Jay McInerney, Budd Schulberg...
- Hep hep hep ! Pas si vite mon ami. Il y a un problème. Je suis décédé
La suite est à lire dans Paris Match. Photo extraite de l'article. Si elle est floue, c'est parce que j'ai voulu expérimenter l'effet suranné à la David Hamilton. C'est un héros de Frédéric. Bon, okay, c'est un peu raté. Pffffff.....
L'Encerclée LB