PERSONNE N'AVAIT IMAGINE UN TEL THRILLER
LE JOUR OU LA REALITE A DEPASSE LA FICTION
LE 11 SEPTEMBRE 2001
LA TRAGEDIE DU 11 SEPTEMBRE 2001 EST UN GENOCIDE
UN GENOCIDE DU XXI EME SIECLE
DONT L'HISTOIRE DE L'HUMANITE SE SOUVIENDRA
7 ANS NOUS SEPARENT DEJA DE CETTE APOCALYPSE
7 ANS DE MALHEUR. 7 ANS. ET CE CONSTAT IMPLACABLE
L'OCCIDENT A CHANGE.
QUELQUE CHOSE A CHANGE.
D'IRREVERSIBLE.
NOTRE VIE A CHANGE
NOUS AVONS CHANGE
QUELQU'UN PARMI NOUS TOUS S' EST SOUVENU DE CE GENOCIDE.
IL EST ECRIVAIN, JOURNALISTE, CRITIQUE LITTERAIRE
WINDOWS ON THE WORLD EST SON PLUS BEAU ROMAN
MON POEME EST DEDIE AUX VICTIMES ET A FREDERIC BEIGBEDER
POUR MEMOIRE ET SANS TITRE
Dans un fracas terrible, ainsi qu'au ralenti,
Sous les yeux horrifiés de badauds interdits,
Les Twin Towers ont chu, vision de fin du monde
Accablant les vivants d'une terreur immonde
Les Fous d'Allah, bercés de slogans mensongers,
Animés d'une foi, d'un esprit enragés
Ont figé dans la mort des milliers d'innocents
Noyant la Liberté sous des torrents de sang
Espéraient-ils vraiment que cette action atroce,
Ces tués en grand nombre, au nom de lois féroces,
Allaient nous effrayer et, la terreur aidant,
Abattre tout d'un coup le flambeau d 'Occident ?
Ils pensaient au but de ces actions guerrières
: les perpétrer salement, de façon coutumière,
Afin, du monde libre, activer la débâcle !
Le plus de morts possible n'est pas un obstacle
Compteraient-ils les morts gisant sous les décombres,
Tant déchirés que l'on n'en sait pas le nombre
Allaient-ils être oubliés et, mol et tremblant,
Le monde entier serait tel un troupeau bêlant ?
De dessous les gravats ou de leur sépulture,
Ils se dressent et crient contre la forfaiture,
Réclamant aux vivants une juste vengeance :
Que soit éradiquée cette funeste engeance !
De poussière impalpable, un linceul s'insinue
Sous les moindres débris, cachant même les nues
Non loin, miss Liberty, la torche dans la main
Pleurera pour toujours la folie des humains.
Un écrivain français arracha à l'oubli
Toutes les victimes qui ont payé de leur vie,
Contant la fin d'un père et de ses deux enfants
Un certain 11 septembre depuis un restaurant.
C'est là que naquit, depuis la Tour Montparnasse
«Windows on the World», qui, du Ciel, laisse LA trace
de l'inimaginable à la dure vérité
J'entends -! - celle de nos utopies endeuillées
Ces tours debout symbolisaient notre enfance
Détruites, signent la fin de notre innocence.
De cet atroce événement, pour l'éternité,
Me reste le dégoût. Et ton Interallié.
L'Encerclée LB
Voici un extrait de "Windows on the world", qui a reçu le Prix Interallié 2003 ainsi que "The Independant" en Angleterre la même année
Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à plein de gens, un jour ou l'autre. L'originalité de cette histoire, c'est qu'ils vont tous mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les hommes ? On ne dirait pas : ils ne se parlent pas. Ils font la gueule, comme tous ceux qui se sont levés trop tôt et mastiquent leur petit déjeuner dans une cafétéria de luxe. De temps en temps, certains prennent des photos de la vue, qui est la plus belle du monde. Derrière les immeubles carrés, la mer est ronde ; les sillages des bateaux y dessinent des formes géométriques. Même les mouettes ne vont pas aussi haut. La plupart des clients du Windows on the World ne se connaissent pas entre eux. Lorsque leurs regards se croisent par mégarde, ils raclent leur gorge et replongent illico dans les journaux. Début septembre, tôt le matin, tout le monde est de mauvaise humeur : les vacances sont terminées, il faut tenir bon jusqu'à Thanksgiving. Le ciel est bleu mais personne n'en profite.
Dans un instant, au Windows on the World, une grosse Portoricaine va se mettre à crier. Un cadre en costume cravate aura la bouche bée. « Oh my God. » Deux collègues de bureau resteront muets de stupéfaction. Un grand rouquin lâchera un « Holy shit! » La serveuse continuera de verser son thé jusqu'à ce que la tasse déborde. Il y a des secondes qui durent plus longtemps que d'autres. Comme si l'on venait d'appuyer sur la touche « Pause » d'un lecteur de DVD. Dans un instant, le temps deviendra élastique. Tous ces gens feront enfin connaissance. Dans un instant, ils seront tous cavaliers de l'Apocalypse, tous unis dans la Fin du Monde.
Frédéric Beigbeder- Windows on the World
"Windows on the World" devait faire l'objet d'une adaptation cinématographique, mais aux dires de l'auteur en mars dernier, il semble que le projet ait été reporté. Ou ait tout simplement avorté
Le Blog du Cercle reprend ses posts habituels demain : les films du 10 septembre et le film de Mesrine (avant-première) avant la sortie en salles le 22 octobre prochain