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FREDERIC BEIGBEDER AU FIGARO

FREDERIC BEIGBEDER AU FIGARO
A L'OCCASION DU CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE VIAN


FREDERIC BEIGBEDER AU FIGARO

"JE MOURRAI AU FLORE"



par Jean-Christophe Buisson



L'écrivain * nous dit son amour pour Saint-Germain-des-Prés et dévoile ses adresses préférées.

Le Figaro Magazine - Quel est votre lien avec Saint-Germain-des-Prés?

Frédéric Beigbeder - J'y ai grandi au point d'en connaître le moindre centimètre carré et j'y habite encore aujourd'hui et n'en bougerais pour rien au monde. On me le reproche, on me moque, on m'insulte, peu m'importe : je suis un écrivain germanopratin et je suis fier de porter cette croix. Je mourrai au Flore !

L'esprit du Saint-Germain-des-Prés des années50 est-il encore vivant?

Si l'esprit Saint-Germain-des-Prés se définit par la présence, dans le quartier, nuit et jour, d'écrivains, d'artistes et d'intellectuels, et de lieux pour les accueillir, alors oui, l'esprit Saint-Germain-des-Prés est encore bien vivant. L'impression contraire a été véhiculée par la chanson d'Alain Souchon Rive gauche à Paris, la fermeture successive du Drugstore, du disquaire Raoul Vidal et de la librairie du Divan, et l'ouverture d'enseignes de luxe comme Cartier ou Dior. Mais depuis, la tendance s'est renversée.

Concrètement, quoi de neuf à Saint-Germain-des-Prés?


De nouvelles librairies comme Taschen ou Assouline, qui s'ajoutent à celles de La Hune, du Dilettante, de L'Ecume des Pages ou d'Un Regard Moderne, la meilleure de toutes (10, rue Gît-le-C½ur) ; de nouveaux hôtels comme le Bel Ami, La Villa ou le Montana (28, rue Saint-Benoît) ; de nouveaux bars ou restaurants comme celui du Montana, justement, ou La Société (4, place Saint-Germain-des-Prés), la nouvelle adresse branchée des frères Costes, dont la décoration intérieure est signée Christian Liaigre. Tous ces nouveaux lieux où l'on croise des écrivains, des éditeurs, des chanteurs, des philosophes et des jolies filles n'enlèvent rien aux autres bonnes adresses : le Flore, Les Deux Magots, La Palette et Le Balto pour boire un verre en début de soirée, le café Germain, Lipp ou Allard pour dîner, Castel pour boire un verre en fin de soirée...

Comment allez-vous honorer le cinquantième anniversaire de la disparition de Boris Vian?
En signalant ceci : ayant fait écouter des 78 tours de jazz au Tabou, rue Dauphine, en 1948, j'affirme que Boris Vian fut le premier DJ de l'histoire de l'humanité !


LaurEnCerclée
$)
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# Posté le vendredi 19 juin 2009 15:54

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